Un grand succès pour la soirée du 12 Février (2009) !
Passy-Buzenval, le 12 février 2009 à 3:15
Ce jeudi 12 Février, une grande soirée conviviale était organisée à Passy Buzenval.
Son but : réfléchir ensemble sur le jumelage que nous lançons avec l’école des Frères située à Bethléem.
L’occasion pour tous, enseignants, direction, organisme de gestion, parents d’élèves et jeunes lycéens, d’échanger sur nos attentes de ce partenariat. Nombreux étaient ceux qui avaient répondu à l’appel, notamment les jeunes.
Jean-Marie Ballenghien, chef d’établissement de Passy Buzenval, a ouvert la soirée en rappelant l’importance de ce projet et notre volonté de l’inscrire dans la durée.

Un petit film d’une quinzaine de minutes retraçait tout d’abord le pèlerinage que Passy avait organisé à Pâques 2008 et qui avait été l’occasion d’aller à la rencontre de nos amis de Bethléem.
Puis, Anne Soave-Prévost, professeur d’Histoire-Géographie à Passy, nous a éclairés sur l’origine du conflit israélo-palestinien, en remontant à la création de l’Etat d’Israël et aux différents conflits qui n’ont cessé d’avoir lieu depuis. Cela nous a permis à tous de mieux appréhender cette région et les revendications des uns et des autres.

Ensuite, pour nous aider à avancer et à comprendre les enjeux de ce jumelage, des invités ont participé à une table ronde, échangeant entre eux et répondant aux questions de la salle.
Michel Bertet, délégué de Tutelle, ancien visiteur et chef d’établissement au Proche Orient, nous a fait partager son expérience de la région et des relations avec le monde oriental en insistant sur le besoin de prendre son temps dans l’échange.
Jean-François Canteneur, adjoint au Diocèse de Paris et responsable du Réseau Barnabé (http://coopterresainte.blogspot.com/) nous a lui aussi mis en garde contre certaines « impatiences occidentales » et nous a expliqué que, sur place, le besoin était surtout d’une ouverture et d’une reconnaissance. Les enseignants, de français par exemple, ne sont pour certains jamais venu le pratiquer dans notre pays : les recevoir leur permettait de mettre une réalité sur des images entrevues dans des livres..
François-Hugues de Vaumas, producteur de films et notamment du très beau documentaire « D’une seule voix » racontant la tournée française d’un groupe mixte de musiciens palestiniens et israéliens, musulmans, juifs et chrétiens, en 2006, nous a fait partager son expérience de ces échanges, qui permettent d’entrevoir une paix possible.
Elisabeth Gueneley, professeur de philosophie et responsable de la Pastorale à Passy, animait les débats et nous a aussi transmis sa connaissance et son amour de la Terre Sainte.

Les parents d’élèves ont cherché à savoir comment nos jeunes, de Palestine et de France, pourraient apprendre à se connaître.
Des échanges épistolaires, via internet, par classe ou de façon individuelle, ont bien sûr été évoqués et les enseignants vont en mettre en place.
Mais nous avons tous été d’accord sur le fait que rien ne remplacera le fait de se « voir en vrai » ..
Echange d’adultes en premier lieu ou au contraire de jeunes ? Tout est possible, tout est à faire et à mettre en place. Nous allons travailler sur ces sujets dans les semaines à venir.
Une volonté commune s’est dégagée et a lié entre eux les participants à cette soirée : oublier les étiquettes, religieuses, raciales, nationales, revendiquées ou non, pour voir le plus important, l’Homme en face de nous, et se rendre compte que nous ne sommes pas si différents.
Un verre de l’amitié, accompagné de délicieux gâteaux orientaux, a clôturé cette soirée pleine de promesses.



